Dans les années 1970, Étienne Raux était chef mécanicien sur les pétroliers et voyageait aux quatre coins du monde. Toujours avec une pensée délicate envers sa femme, il ramenait de ces voyages de précieux tissus.
Daniel Raux mère de trois filles et femme coquette, confiait ces tissus à la couturière Pierrette Gernigon, formé par Arlette Rousel. Mêlant art de la couture et souvenir, chaque étoffe prenait vie dans un petit atelier de Miniac-Morvan.
Vêtu de ces pièces sur mesure aillant traversé les mers, Daniel se sentait radieuse et admirée à travers les yeux pétillants de son époux.
Ce que Daniel et Étienne ne savaient pas, c'est que ces pièces ne se contenteraient pas de traverser les mers, mais aussi les générations. En effet, 50 ans plus tard, Camille, leur petite fille, sera enchanté de porter à son tour les trésors du passé de sa grand-mère.
Ces pièces traverseront à nouveau le monde...
Cette jupe en soie naturelle, sera porté jusqu'au Palais Royal Mansour à Marrakech, lors d'un voyage inoubliable avec mes meilleures amies.
DE NOUVELLES HISTOIRES, LEUR SERONT ATTRIBUÉES
Cette robe confectionnée à partir d’un tissu en provenance de Singapour, sera porté lors de mon bal de promotion 2024.
Défilé K-WAY collection summer 25
Le 24mai2024, un défilé intitulé "L’élégancedesRemparts" a été organisé à Saint-Malo, dans Intra-Muros, pour mettre à l’honneur l’art de la mode et a réuni plusieurs marques présentent au sein des murs.
J’ai eu la chance d’y participer en défilant pour la marque K-WAY, en portant leur collection été2025, haute en couleur.
Le pouvoir d'une tenue
S'habiller, ce n’est pas juste une nécessité : derrière ce geste quotidien se cachent des enjeux économiques, politiques et sociétaux.
En effet, en France, le marché de l’habillement a atteint 26,2 milliards d’euros en 2022, selon l’Institut français de la mode. Mais au-delà des chiffres, l’habit révèle aussi nos intentions, nos émotions ainsi que le rôle de la société dans cet acte.
Que ce soit pour un entretien d'embauche ou un rendez-vous galant, même si l'on n'aime pas la mode, nous allons inconsciemment chercher à bien s’habiller. Ce qui me fascine, c’est de savoir pourquoi l’habit occupe une place si particulière dans ces instants.
En explorant l’histoire de la mode, je découvre comment elle reflète nos sociétés. Par exemple, à la Renaissance, les femmes devaient porter le vêtement de deuil pendant plus d’un an, tandis que les hommes ne le portaient que durant six mois. Cela reflétait l’idée que la mort d’un homme était considérée comme plus importante et plus triste que celle d’une femme.
Cette anecdote est une parmi temps d'autre et illustre comment les vêtements traduisent des inégalités et des valeurs de leur époque. Pour moi, comprendre la mode, c’est aussi mieux comprendre le monde.